#Greenpeace joue les #Hulot contre le #Nucléaire à #Bugey #France : So What ?

Greenpeace a l’humour oldschool avec ses cabrioles en parapente comme au temps de Hulot et Ushuaïa. Mais c’est bien d’avoir respecté la loi en attendant la fin des congés pour démarrer la tondeuse à gazon. Et futé d’avoir choisi le 2 mai, jour du débat Sarkozy-Hollande.

Quant à savoir si le paramoteur à moteur à explosion ou le nucléaire sont des (tran)sports (aériens) dangereux, des plaisirs de vieux riches ou des passe-temps pour ingénieurs français désoeuvrés depuis qu’on a inventé en France le chômisme des cols blancs combiné avec l’exil des talents mobiles, la mise à la retraite d’office des chercheurs et la délocalisation des centres de recherche en Chine ou n’importe où ailleurs et les prodiges de la technologie que le monde entier nous envie même s’il ne les achète pas et s’il ricane un peu sous cape quand un de nos « Concordes » fait faillite ou se crashe, c’est un vaste débat qu’il convient de n’engager que si on a le sens de l’humour bien accroché et pas trop d’idées préconçues dans un sens ou l’autre parce que certaines spécialités françaises, le nucléaire et l’amour notamment, sont quand même un peu compliquées.

Faute de meilleures certitudes, et ce n’est pas un débat à la télévision française qui va régler les controverses d’un trait de plume, on peut espérer que le niveau de risque réel dépend notamment de la qualité de fabrication, de la technique du pilote, du soin apporté au matériel, du bon usage de la machine en père de famille exemplaire (c’est un peu comme la finance) et de la peur du gendarme français.

Evidemment, en cas de crash, on regrettera toujours un peu de ne pas avoir choisi un autre … sport. Ou alors on ne regrettera plus rien du tout, ni personne, et selon les cas et la popularité de la victime, plus ou moins de gens pourront exprimer plus ou moins bruyamment leurs regrets éternels. Mais c’est pareil avec tous les sports mécaniques quand on laisse les ingénieurs français s’en occuper et les politiciens professionnels réguler (c’est vraiment comme la finance).

Evidemment, en général on arrête les dégats dés la première vraie alerte grave et sérieuse, le premier incident réel et préoccupant. Mais un peu de « pression à froid » par des proches (ou des voisins qui en ont marre des nuisances) ne peut pas faire de mal,  pour convaincre les sportifs d’arrêter les c… avant d’avoir un vrai souci, avant qu’il y ait crise cardiaque comme chez les footballeurs ou mort(s) d’homme(s) comme chez les nageurs norvégiens.

Ceci (mé)dit, le coup est plutôt malin de la part de Greenpeace, si c’est sympa de leur part d’avoir fait la promo de la région de Bugey où de vrais agriculteurs de terroir (notamment vignerons), font de magnifiques produits (notamment le vin de Cerdon) et s’ils ont raison de faire du buzz, même si on aimerait qu’ils sortent un peu de leur vieux fond de commerce « Nuklear, nein danke » du temps des SS20 et s’occupent aussi, entre eux campagnes électorales et autres compétitions de parachutisme plus ou moins acrobatique, d’autres causes environnementales méritantes dont les lobbies ont les poches moins profondes et dont les apparatchiks sont moins en effervescence pavlovienne pour cause d’espoirs post-électoraux ou de préparation des vacances au sommet de Rio (no comment sur Copenhague, of course). Ou alors qu’ils militent pour le paramoteur électrique à énergie solaire et  diffusent des informations sur comment ça va autour de Fukushima s’ils sont vraiment accros (acrobates ?) à l’anti-nucléarisme primaire et que les mesures de sécurité autour des bâtiments publics français non nucléaires sont trop renforcées en saison électorale.

Parce que l’ours polaire qui se demande s’il va d’abord se noyer loin des caméras à cause de la fonte de sa banquise, mourir de faim sans avoir été interviewé à cause de la raréfaction de tout ce qui est plus ou moins comestible ou défunter avant toute chose de la radioactivité de ce qu’il trouve encore à boire et manger, voire de l’eau dans laquelle il nage, sans avoir été invité, sinon à Rio comme tout le petit monde de l’écologisme professionnel, au moins à un vidéo-Grenelle sur le développement démocratique durable, il manque peut-être un peu d’humour, en ce moment.

* * *

Pour plus d’informations, lire des #eBook garantis non radioactifs (mais pouvant contenir des traces d’humour) sur http://www.youscribe.com/renaudfavier/, aller se promener sur un blog où on risque pas un de prendre un paramoteur sur la tête http://renaudfavier.com/ ou “liker” un café en attendant le débat à la TV où les candidats parleront sûrement un peu d’industrie, de sécurité, et de compétitivité française en général, de nucléaire en particulier http://www.facebook.com/cafe.matin.paris.

          
          
         
         
       

RF 2 Mai 2012.

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