Laurence Parisot (comme Nicolas Sarkozy de retour) en politique politicienne active ?

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En propagande, politique ou pas, que ce soit pour de la lessive ou pour une ménagère d’autour de la cinquantaine, il est toujours habile d’instrumentaliser les animaux malheureux (relire Ogilvy) et de surfer sur les vagues sociétales du moment (lire le programme de n’importe quel(le) polticien(ne))

Avant, comme Laurence s’ennuyait entre sa boite héritée qui marchait toute seule et sa bagnole à draguer italienne qui rouillait toute seule, elle a fait du syndicalisme patronal …

Mais c’était avant.

Ensuite, elle a tourné en rond, fait écrire un bouquin par des stagiaires, et dîné en ville avec de nouvelles têtes pour se changer du CAC40 et des patrons de province, et se consoler d’avoir été remplacée par une caricature entourée de tristes statues de vieille cire (sires ?).

Maintenant, comme elle s’emm. à mourir au Conseil Economique Social et Evironnemental des notables retraités de la vie syndicale, corporatiste, artistique, notable et communautariste, elle voudrait faire de la « vraie » politique (honni qui penserait qu’elle pourrait avoir besoin de fric comme tout le demi-monde et les vrais gens, parce qu’à force de ne jamais avoir bossé, de ne pas s’occuper de ses boites héritées et de glander dans un fromage républicain parmi les moins bien payés même si le rapport indemnité-travail y est presque aussi exceptionnel qu’au Conseil de Paris ou à l’Elysée, il est possible qu’elle finisse par craindre un peu pour sa retraite …).

Bonne idée, son énergie et sa relative originalité de pensée ne peuvent pas faire de mal (le mâle, c’est otchoz, honni soit qui y pense …) dans le petit demi-monde des tocards de la politique française (« Politicard » ?), même si ça ne sert absolument à rien.

Et surtout, elle servirait mieux l’image des entrepreneurs que les autres patrons désoeuvrés entrés en politique politicienne genre le Brice de Nice investisseur dans les terres agricoles des pay(san)s ruinés qui sourit aux vieilles des beaux quartiers parisiens (avant, il a essayé le 12ème arrondissement, mais grosses fesses rouges pour le blond sans neurone du Medef, même si quelques électeurs neuneus le confondant avec son frangin ont voté pour lui comme ils votaient avant pour Jean de Gaulle en croyant que c’était Mongénéral et votent maintenant Pernin en pensant que c’est le jardinier du parc d’en face de la mairie) pour le compte de Copé en attendant de pouvoir lui piquer son fond de commerce, et l’ex golden boy de l’internet à la française revenu d’exil fiscal pour dragouiller les poujadistes et auditeurs de BFM ayant le wifi et autres frustrés du stérilo-sarkozysme à l’ancienne (genre entre le Fouquet’s et Lehman, quand le Pépère semblait vouloir et pouvoir faire bouger quelques lignes Maginot d’en France, pas juste jouer les porte-paroles de l’Europe dans le monde et les représentants de commerce un peu partout où il y a assez de fric ou des banques prêteuses pour acheter les derniers trucs sauvant provisoirement un peu d’emploi parce que pas totalement conçus en Chine ou aux USA parce que c’est là-bas que sont les usines à cerveaux, pas fabriqués en Roumanie parce que c’est trop cher et toujours en grève, en RTT, en dialogue social ou bloqué dés qu’il tombe 3 cm de neige en France, pas assemblés au Maroc parce que le droit du travail y est en Français, entre Français, mais pas Français), et ne bénéficiant pas qu’à des boites, actionnaires et dirigeants ne payant pas un rond d’impôts en France et rigolant du suicide économique assisté de la France autour d’un plat pâtes aux truffes, entre une réunion avec des professionnel(le)s et un cigare entre potes douteux et pire si affinités et mauvaises fréquentations.

Mais Laurence ne devrait pas assimiler (tous) les entrepreneurs à des animaux, si elle compte sur les voix de ce qu’il reste de petits patrons de centre-droit inscrits sur listes électorales autour de Paris et des intercommunalités pas (encore) en faillite, pas (encore) exilés à Genève pour les pré-retraités ou Londres pour ceux (encore) en activité, ou (déjà) résignés à l’abstentionnisme en niche fiscale au soleil, entre golf avec leurs partenaires d’affaires, repas chics entre ami(e)s, et soirées déguisées avec leurs frères et soeurs.

Ceci twitté, la politique est un (show) business comme les autres, et who else ?

Renaud Favier – 16 juin 2014

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