1ers jours de vrai déconfinement à Paris

Pedagogie a roulette pas loin de Paris Plages c Renaud Favier

Le Président a annoncé dimanche soir que Paris passait en zone #WeLoveGreen verte.

Donc, entre autres assouplissement concernant la vie professionnelle, la fin d’année scolaire, l’angoisse de la sortie des poubelles, et la parenthèse enchantée dans les transports en commun pas en grève, on peut enfin recommencer à manger plus ou moins normalement au resto, à boire un café ou un demi au comptoir dans un bistrot où l’on est honorablement connu, et choisir sa terrasse pour happy hour.

C’est pas encore franchement la joie grandiose pour autant, à Paris.

Les restaurants redémarrent (ou pas encore, ou pas) très doucement, entre dégel difficile de l’activité, et clientèle clairsemée (entre les ceusses qui ont la trouille de sortir, et on les comprend un peu quand on voit à la télé les irresponsables des manifs à Paris, les dingos des guerres de gangs à Dijon, les tombes sur la plage à Copacabana, et la panique qui reprend à Pékin, les ceusses qui préfèrent ne pas dépenser inutilement en cas de lendemains pas trop enchanteurs question chômisme ou revenus d’autres activités que le travail, les ceusses qui n’ont juste pas repris l’habitude de sortir de chez eux, les ceusses qui télétravaillent depuis leur banlieue ou résidence secondaire, et les touristes évidemment aux abonnés absents, on n’a pas de mal à respecter les distances de sécurité).

Hier soir, on a croisé une candidate à la mairie avec proches et chien sympa, tranquille sur une des terrasses du coin ré-ouvertes : elle a bien raison d’en profiter, parce que même si le résultat est connu d’avance, et même si franchement les people de la politique sont des gens comme vous et moi qui devraient avoir droit à, et faire le choix d’une vie « normale », c’est plus un truc de démocratie exemplaire nordique, que de politique ClubMed de chez nous ou pire, qu’un(e) notable de la vie politicienne puisse se prendre un verre de vin et/ou un confit de canard sans être em…dée.

Bref, la routine presque comme avant, plutôt en mieux, mais ça ne va probablement pas durer (de même que le Spritz au prix de la coupe de Champ’, faut en profiter si on aime un Spritz de temps en temps, parce que vu le boulot pour le préparer et la taille des verres à laver, le syndicat des bistrotiers va sûrement déclencher une re-tarification fissa).

RF – 16 juin 2020

Paris ville lumière

 

 

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