Il leur faudrait, non ! pas une bonne guerre, un contrat (social ou pas) …

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Crédit : Jitto / Marianne

Il leur faudrait, non, pas une bonne guerre, fut-elle dite « civile », un contrat social adapté aux réalités françaises et mondiales actuelles : la France n’est plus la première puissance mondiale comme on pouvait sincèrement croire que ça pourrait durer entre la fin du règne de Louis 13 et l’explosion en vol de (l’Aigle ?) celui de Napoléon, ni une puissance économique et coloniale de rang international comme du temps de l’Entente Cordiale avec l’Angleterre (qui eut également sa chance dans le Grand Jeu, et vraisemblablement une occasion de rattrapage avec l’Europe), ni même une moyenne puissance pouvant sortir gagnante d’un monde en mutation comme quand De Gaulle surfait habilement entre le rideau de fer et le tsunami du Coca.

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Crédit : Prado

La France de maintenant, ce sont les étrangers qui la voient le mieux (nous on hésite entre lunettes roses, nostalgies braillardes, et écran de fumée de lacrymogène ou pire).

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Crédit : Ysope

La France, pourtant championne du monde en titre du sport le plus populaire (populiste ?) de l’univers, est même en train de sombrer encore plus bas que sous PtiGro 1er …

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Crédit : Placide

La France, pourtant encore inventeuse de la Fête de la Musique il n’y a que quelques décennies (et innovante lors de l’édition 2018 à l’Elysée, de l’avis des fans de nuits à se trémousser comme des robots pendant qu’un provocateur massacre des platines louées), n’est plus le phare mondial d’une certaine idée de la culture.

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Le monde n’est plus notre vache à lait.

Il est devenu notre créancier, sinon notre propriétaire.

Et le plus déshérité des pays du Tiers Monde est un concurrent aussi redoutable que les nouvelles économies et autres GAFA pour ce qu’il nous reste d’industrie du passé, du présent ou même du futur …

Le bas de laine de l’assurance-vie peut aider à redémarrer intelligemment pour une qualité de vivre ensemble soutenable, mais continuer à s’endetter pour assurer une impression de train de vie de première classe constitué de gaspillages, de bling, et de stupidités, ce n’est pas foncer dans l’iceberg en klaxonnant, c’est insulter le passé comme les tarés qui salopent l’Arc de Triomphe pour être vus sur Youtube, ridiculiser le présent comme les exhibitionnistes de plateaux TV parisiens, et détruire l’avenir des Français qui sont déjà ruinés avant d’être-nés et condamnés à un PISA de zado-syndicaliste étudiant à chien Guevara avant d’avoir leur Bac pour tous avec mention et 23/20.

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Crédit : S. Ayoub

Ne pas confondre droit à un contrat, et droit des contrats, sinon on se prépare des réveils difficiles, après (avoir encore perdu) la guerre …

https://renaudfavier.com/2018/12/12/contrat-social-vous-avez-dit-contrat-social/

RF – 11 décembre 2018

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Les #GiletsJaunes, un genre de désordre juste, voire une bizarrerie façon puzzle au pays des Tontons Flingueurs ?

La pagaille en France et en pleine paix qui nuit à presque tout le monde pareil en brûlant autant les poubelles que les Porsche (en leasing que ce soit une bagnole de fonctions -sic- ou de pribbvilégié non salarié un brin organisé, y’a plus que les pauvres même pas éligible au crédit gratuit et les investisseurs en Pinel qui achètent leur bagnole, alors ça en secoue une sans agiter l’autre aux ceusses qui n’auront qu’à téléphoner à la boite de leasing pour en demander une autre), en bloquant autant les carrefours à ploucs de bleds du bout du monde que les matchs du PSG à la télé pour les ramollis du bulbe capables de claquer 150 euros de RSA pour un déguisement de mercenaire millionnaire du foot spectacle ou un billet pour aller beugler dans un stade, et en faisant tâche d’huile convergente dans les transports (dits) publics et l’éducation (dite) nationale en dehors des départs en vacances scolaires pour emmerder autant les otages des syndicats que les citoyens pas dépendants des zadistes d’hiver et/ou avariés, ça a une certaine élégance morale, sinon vestimentaire, et puis ça doit faire marrer les fans des Tontons Flingueurs …

Ça sent le bizarre, dirait Audiard, mais vive la France …

C’est pas le week-end où venir garer sa bagnole dans les beaux quartiers pour faire ses courses de Noël à Paris, en tout cas …

RF – 7 décembre 2018

PS : finalement, c’est de droite, de gauche, ou façon puzzle, ce binz ?

L’emploi est sur l’autre trottoir …

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La plan anti pauvreté, le revenu universel d’activité, et l’emploi sur l’autre trottoir, c’est très enthousiasmant, mais c’est comme l’achat de la maison en bout de piste un jour de grève d’aéroport dans le film « Nous irons tous au Paradis« , ça marche peut-être pour les biobos à Paris pendant la journée sans voiture, mais c’est très aléatoire dans la vraie vie des vrais gens dans la vraie France.

RF – 17 septembre 2018

On me dit qu’encore trois « fleurons » français seraient en instance d’exil …

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Guerre fantôme ( https://www.guerrefantome.com ), suite ?

Après Alstom dépecé au profit de GE et Siemens, Technip passé sans bruit sous pavillon américain, et Lafarge devenu helvétique discret, on voit mal quels futurs ex fleurons de l’économie française à dimension mondiale pourraient encore fondre dans la chaleur de l’été « à la Alcatel », s’évaporer au soleil comme les fourneaux d’Usinor, ou se dissoudre dans le capital étranger (ou exilé, c’est techniquement pareil) avec élégance comme l’Oréal ou un glaçon dans un verre de rosé …

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Mais s’il fallait jouer aux devinettes, on ne prendrait pas grand risque à présumer qu’Air France sera bientôt aussi « française » que LVMH ou son rival dont on ne sait même plus comment ça s’appelle ni qui en est PDG, à supposer que Schneider dont le patron et le business sont déjà en Asie ne gardera plus longtemps de « français » que son nom, et seulement parce que ça sonne sérieusement allemand, et à spéculer qu’au moins un autre des « gros » du CAC pas indispensable pour recycler les hauts fonctionnaires plafonnant et les arrivistes en descente de cabinet ministériel ou dégommés d’un fromage républicain par encore plus pistonné, passera sous contrôle d’un fond présumé « activiste » plus ou moins souriant, sinon amical, d’un vautour plus ou moins patient des marchés financiers, ou simplement d’un actionnaire déjà majoritaire et invité à tous les road-shows en français ayant envie ou besoin de rentabiliser, ou juste de pouvoir « monétiser », comme l’on dit maintenant quand un apparatchik vend son carnet d’adresse et/ou son entregent (non, on ne dit pas « entre-jambe », parce qu’il y aurait une ambiguïté »), son investissement …

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En attendant le prochain épisode (la prochaine bataille perdue d’avance ?), replay du documentaire de septembre 2017 sur le désastre Alstom repassé sur LCP (la chaîne parlementaire, ni une chaine dite d’info plus ou moins fiable, ni un youtube politisé et/ou de propagande) le 15 août 2018 : http://www.lcp.fr/emissions/droit-de-suite/283004-alstom-une-affaire-detat

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Cliquer sur l’image pour le replay

J’hésite, aussi, pour la « conclusion : « Jamais eux sans trois » ? « Les jeux sont faits » ? « Le trois est nu » ?

RF – 16 août 2018

 

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Mieux vaut un petit café noir qu’un gros pot de vin, pour la lucidité 

 

 

Bon, le #Benallagate, ça c’est fait …

Le Benallagate aura occupé les twittos du mur de Mediapart, les parlementaires désoeuvrés après leur excursion à Versailles, les festivaliers d’Avignon, et les stagiaires du Monde, entre le retour des millionnaires en short de Moscou, et l’arrivée des rois de la pédale aux Champs-Elysées, mais il faudrait trouver quelque chose pour vendre du buzz jusqu’aux retours des vacances.

Hollande à la plage

« what else … ? »

RF – 24 juillet 2018

Alstom passe sous pavillon allemand. Comment s’en indigner sans être ridicule ?

http://frenchonomics.wordpress.com/2017/09/26/alstom-du-genou-en-terre-au-second-pied-dans-la-tombe-derniere-victime-en-date-de-letrange-defaite-economique-francaise/

C’est curieux, toutes ces consciences qui se réveillent parce que Siemens ramasse les dernières poussières de feu l’Empire Alcatel-Alsthom (qui s’appela longtemps CGE, puis Alstom sans Alcatel, ni « h », sur la fin, mais peu importe, l’essentiel n’est ni dans le nom, ni dans le périmètre, mais dans l’actionnariat), réduit à un business déclinant de matériels ferroviaire pour lequel la boite n’avait plus, ni la taille critique, ni la crédibilité du temps où elle était de loin leader mondial pour le TGV, et dans la Champions League pour les métros.

On n’avait, pourtant, pas entendu beaucoup de twits rageurs quand Lafarge est devenu suisse, quand Technip est passé sous pavillon américain, quand Schneider est discrètement parti à Hong-Kong, etc etc etc hélas, trois fois, trois cent, trois mille fois hélas … ni quand des quarterons de startup gavées de subventions s’échappaient aux Etats-Unis ou en Asie avec ou sans entremise d’ex hauts fonctionnaires et/ou politiciens défroqués, mais toujours sous les applaudissements bien nourris des grands enfants prodiges exilés précoces, et le soutien souriant avec l’argent des autres de tous les apparatchiks de « machins » biberonnés sur budgets de la FrenchTech, crédits de la diplomatie économique, ou autres taxes sur les entreprises -encore- rentables pas -encore- organisées pour échapper à la fiscalité française.

Mais comment s’étonner de voir filer les boites à peu près viables d’un pays qui dissuade fiscalement l’actionnariat « populaire » depuis des décennies en poussant les citoyens français à stériliser leur épargne dans un immobilier stupidement coûteux, qui refuse idéologiquement de laisser émerger des fonds de placement susceptibles de capitaliser les boites n’ayant pas la possibilité, ou pas envie, de mendier chez  BPIFrance ou aux guichets régionaux claquant le fric des con…tribuables et creusant les déficits publics et la dette (tombe ?) des générations futures ?

Et comment prendre au sérieux les cris d’orfraie de patriotes économiques qui roulent made in Germany dés qu’ils ont les moyens d’acheter un panzer 4/4 de dealer pour faire emmener les gosses à l’école, une limousine à banquette arrière en vison pour aller en rdv plus ou moins crapuleux aux heures de bureaux, et un cabriolet Cooper pour leur partenaire sexuel(le) favori(te) ?

Enfin, comment ne pas s’inquiéter pour les quelques grosses boites, pépites solides et jeunes pousses « françaises » à peu près gérées et pas vérolées par des obligations de service public, ni irrémédiablement plombées par des décennies de déconomie mixte, qui n’ont pas encore émigré vers des cieux plus business-friendly, dont l’actionnariat n’est pas encore majoritairement américain, chinois, qatari, etc … ?

RF – Début d’automne 2017

PS : ceci twitté, c’est « normal » que ça foire, Hollande s’en était mêlé … #pasdebol

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