Respect pour Aubrac

Aubrac n’était probablement pas « parfait ». Nobody’s perfect, même si un historien du futur ou un martien pourrait le croire s’il ne lisait que des nécrologies genre « Who was Who », des éléments de langage de campagne électorale mettant le Conseil National de la Résistance à toutes les sauces ou des discours de remise de la Légion d’Honneur qui donnent une certaine idée des Français. Mais il y a des gens qu’on n’imagine pas trop se garer sur une place pour handicapé en Porsche Cayenne et dont on se dit qu’ils sont dans le « vrai » pour toujours même s’ils ne parlent pas assez fort, et c’est déjà très, très bien.

Et Aubrac sera pour l’éternité un « juste » resté debout pendant une guerre où beaucoup n’ont pas eu la force ou le caractère de ne pas se coucher ou pire, qui l’est resté toute sa vie pendant que tant d’autres n’avaient pas la force ou le caractère de résister à la tentation de telles ou telles pâtes aux truffes quitte à piétiner leurs racines et à trahir l’avenir de leur pays en insultant le présent de leurs concitoyens : ça force le respect.

Pensée pour Lucie, aussi, et pour les « Aubrac » vivants et morts de France et d’ailleurs, d’hier, d’aujourd’hui et de demain. Merci, bonne éternité et à un de ces jours.

Quand on n’a plus ce qu’on aimait …

Des madeleines sont passées sous les ponts et ont croisé du gros temps sur toutes les mers depuis le 11 janvier 1962 (lancement du #France au Havre). Les cheminées de #France fument moins triomphalement mais « fluctuat nec mergitur« , c’est dans l’ADN de #France …

Ceci dit, c’est comme pour les McBook ou iPhone4 vs les Apple II au design de Lada ou vs les vieux iMac de 15 kg façon bonbons anglais géants on aimerait ne pas avoir bazardé le vieux mais #InRealLife, mieux vaut un nouveau un peu décoiffant (surtout s’il est effectivement made in St Nazaire) qui revisite un peu les classiques

… qu’une ventilation façon puzzle (Saint Audiard priez pour #France) aux enchères

… qu’un passage au Trocadéro comme n’importe quel touriste étrange(r) au musée

… ou qu’une contrefaçon made in n’importe où sauf en #France

Et si vraiment on ne peut pas s’empêcher de voir les choses en « noir c’est noir » à force de n’écouter que de la musique vintage (de jeune délinquant), du déclino-pessimisme hélas assez convaincant ou des promesses Coué hélas aussi peu convaincantes que des éléments de langage de publicitaires et autres professionnels de l’écosystème du business de la politique française qui devraient être « à » plutôt que « en » Cayenne, et des publicités pour des trucs inutiles pour tout le monde genre mousse à raser massante à 7 lames ou très inutiles pour le monde mais pas perdus pour tout le monde genre Panzer diesel défiscalisé anti-radars, en France on n’aura bientôt plus les moyens de se payer les anti-dépresseurs que la Sécu ne pourra plus rembourser en AAA mais on a encore des idées pour ne pas couler (pour se la couler douce en douce, on n’a jamais été aussi créatifs au pays des fromages, des primes pour non-travail et des ronds-points dans l’eau) en attendant les secours américains comme d’hab’, européens si ceux-la ne coulent pas aussi, whoever works ou a du pétrole et des places pas trop chères dans ses chaloupes, sinon.

Mais il ne faut jamais se quitter fâchés sans au moins un petit café avec une madeleine, ou vice-versa, et qu’impossible n’est pas #France même un demi-siècle plus (trop ?) tard …