A cheval ! (comme disait Chirac, qui s’y connaissait en c…onsignes de vote), maintenant

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Hollande n’a pas fait de coup d’état (ni d’éclat), il a été élu …

Quand on n’a pas ce, celle, ou ceux pour qui/quoi on aurait aimé voter, qu’on n’est pas très solidement accroché dans l’écurie du champion, ou qu’on a raté l’occasion de monter à temps sur le bon cheval, ce n’est pas une raison pour tirer des balles dans les pattes de sa monture surtout annoncée gagnante par les sondages (sic) et le bon sens (sick) …

Au galop ... vaste programme ...

Allez les filles, on monte, et on avance, maintenant !

Le « grand c… », comme l’appelaient ceux qui aimaient bien sa dégaine de corrézien endimanché bon buveur de bière et mauvais trousseur de rombières militantes, mais s’inquiétaient de sa réputation de Pinocchio manipulé par les mandants de Garraud et Juillet, entre autres, avait coutume de crier : « A cheval ! », souvenir de ses années de cavalerie …

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A dada … blabla … bref … la cavale rit (ou pas)

Et « C’est comme ça … », parce qu’on ne passe pas sa vie à exercer le plus vieux et moins noble métier du monde sans devenir un peu fataliste (Jacques le fataliste, merci de suivre quand la phrase fait moins de 10 lignes et que la référence est niveau bac de français), même si on commence assez cynique pour ne pas déprimer à force de passer 50% de son temps à serrer les paluches de gens dont on n’a rien à cirer, 50% en meeting ou réunions avec des gens dont personne n’a rien à cirer et qu’on ferait généralement mieux d’éviter, et les derniers 50% à se faire maquiller pour des caméras, des photographes, ou juste parce que les veaux, vaches, porcs et couvés préfèrent se faire flatter le Q par un mec aussi orange qu’une enseigne de boutique de téléphones portables made in China.

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Bref, les électeurs ni de gauche, ni d’extrême droite, devraient se réjouir d’avoir un candidat commun, sinon un programme consensuel (ou vice-versa ?), un possible Président pas outrageusement sexy, mais sérieux, sans casserole (à preuve du contraire, sa petite boite de conseil créée à un moment où il pouvait craindre une longue traversée de désert jusqu’à la retraite, lui a rapporté en 4 ans moins que deux conférences au Qatar ou à Londres, un peu de lobbying pour payer l’électricité de la baraque de famille en province et la scolarité des gosses n’est pas péché mortel, surtout dans un milieu ou l’abus de privilèges et la truanderie sur les avantages est plus répandu que le travail honnête, fut-il intellectuel), pas c…avaleur, ni c…rétin, ni c…lanique, et pas nanarque, ce qui ne peut que faire du bien à ce pays qui meurt, entre autres, de ses petits marquis bêtes à concours administratifs, point barre (si ! je mets un « point », histoire de ne pas dépasser le quota de 10 lignes par phrase), tout le reste est élégie (ça veut dire littérature post-mortem), blabla de c…omptoir, et conneries en barre).

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C’est comme ça ! Crédit : Mougey / Canard Enchaîné 7 décembre 2016

Alors si les lapins crétins suicidaires de la droite à QI de saucisse de cassoulet-frites et autres dinosaures du chiraquimmobilisme patelin à flingues à tirer contre son camp à balles explosives préfèrent radoter que blablasarko, gnagnajuppé, pourquoipasbayrou, vivelamarine, ou otchozcourantplucécouillonpluçaplaiut, grand bien leur fasse, mais je rappelle que ces mêmes lapins crétins de la droite la plus nulle du monde (faut dire qu’elle n’est pas aidée intellectuellement par les exilés excités s’entre-montant le bourrichon plus façon OAS de salon fatiguée, golf entre atrabilaires désabusés à cigare, et femmes d’expats ennuyeuses en bord de piscine idem, que diaspora surdiplômée, énergique et laborieuse, le patronat queue de race, suceur d’argent public, et/ou bébé requin fonctionnaire génération Geonpi-Beigbeder-Gattaz-Pigasse plus que Bic-Lagardère-Dassault, et quelques intellectuels de droite juste pour exister et se gaver aux cocktail demi-mondains parce que la voie/voix de gauche est saturée à Paris) nous ont valu Mitterrand en 81 et 88, Jospin sous Chirac, et Hollande après Sarko dans une France dont l’électorat rationnel ne fumant pas trop de drogues et ne croyant pas trop aux utopies, ni aux boniments, ni aux extrêmes stériles et/ou protestataires, suffit largement à éviter tant les abrutis sectaires, que les opportunistes et autres surfeurs de vents mauvais …

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Champion du monde de France 2012-2017, élu triomphalement par « On est les champions ! »

Je ne dis pas ça seulement parce que ça renâcle du côté des opportunistes qui grenouillaient autour de Juppé et des dévots des candidats de la primaire qui n’ont pas -encore- réussi à sauter à l’acro-branches chez Fillon, je dis ça aussi parce que ça n’a pas l’air complètement c…onsensuel du côté des veaux ex-fan de monsieur Bismuth, malgré les sourires face caméra.

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A cheval donné gagnant (au demeurant désigné par un processus démocratique que tout le monde s’accordait à trouver souhaitable et contre lequel personne n’a ronchonné avant d’avoir perdu), on ne regarde pas, ni ne devrait couper en quatre, les sourcils !

Renaud Favier – 8 décembre 2016