« Au-dessus de Lachenal et Herzog, il n’y avait plus que le ciel » : Adieu, Premier(s aux) 8000

Maurice-Herzog-au-sommet-de-l-Annapurna

Bravo, Monsieur. Même si pas pour tout. Merci aux conquérants (pas seulement ceux de l’inutile sur les photos, pas juste aux « utiles » sur lesquels on écrit). A plus tard, car même nous, humains anonymement parfaits, rejoindrons les autres, forcément imparfaits, (de) là-haut(e montagne).

annapurna-1

Ce sont les vivants, comme vous, qui écrivent des ; les histoires l’Histoire, même dans le cloud. Et ceux qui trouvent que votre photo n’est pas prise exactement sur le sommet (c’est vrai que quand on fait les choses pour les journalistes, Français et autres experts en commentaire en chambre ou plateaux TV, mieux vaut faire au plus simple), que vous eussiez mieux fait de construire un cairn (ou au moins d’enterrer vos gants au sommet, tant qu’à les égarer, si ça manquait de lourdes pierres ou si vous étiez un peu essoufflé, là-haut) et que ça ne se fait pas de dire des vulgarités devant des jeunes filles, fussent-elles de votre sang, ou de n’être qu’un homme, même de la race des « César », le sont moins que vous ne le resterez pour toujours, avec vos défauts et secrets.

Planète Montagne

Le reste est littérature. Que Maurice ait été Lyonnais, HEC, même pas communiste (un chien, donc …) comme le « vrai » Herzog, même pas alpiniste comme le « vrai » guide (Lachenal, qui co-conquis le sommet, mais la cordée était longue), et surtout humain, férocement humain, fait bien sûr de lui un être assez méprisable, limite mauvais … français.

Let Them Talk

Comme d’autres de son époque, genre ce Neil Armstrong qui n’a même pas daigné être français, ce JFK qui n’a pas consacré une heure de son temps à intervenir dans des conférences à 100 000 dollars de l’heure pour aider l’humanité à dépasser ses frontières, ou ces marins précurseurs des évadés dits « fiscaux ». En plus, faire de la notoriété, voire de l’argent, et même carrière, en écrivant avec la sueur, fut-elle la sienne, ce n’est pas bien, même si on n’exile pas les droits d’auteur (de hauteur, pour Herzog).

Longue route, indeed

L’Histoire est, depuis toujours, écrite par les vainqueurs, quand bien même auraient-ils perdus leurs doigts dans la bataille et seraient montés, oh ! bien haut, mais pas seuls. Quand bien même d’autres écriraient aussi leur(s) vérité(s), le monde à leurs yeux, plus tard.

HERZOG-Felicite

Ce n’est certainement pas un hasard si « Histoire » et « Victoire » sont frère si proches, comme des compagnons de cordée. Si l’on osait tendre l’oreille là-où on n’ira jamais, mais où eux sont allés … Si l’on avait l’audace de prendre la plume pour tenter d’ajouter quelques vains mots par-desus ceux des vrais conquérants de l’inutile et les silences de leurs sherpas et de tout ceux sans lesquels l’inutile historique serait resté une simple victoire impossible … On aurait tort. Demande t’on à Léonard si un disciple n’aurait pas esquissé le sourire de Mona Lisa ? Insulte t’on Colomb pour lui barguigner le décalage horaire avec un viking ou Amerigo lorsqu’il posa le pied sur le Nouveau Monde ? Sous-entendrait-on que Napoléon n’eut point mis à genou l’Europe entière sans l’aide de la Providence, à Austérlitz, Iéna ou Lodi, entre autres ? Oserait-on murmurer que de Gaulle lui-même, du haut de ses près de 2 mètres d’où il contemplait, sinon 40, au moins 10 ou 20 bons siècles d’Histoire de France, eût été rouleau-compressé par petit un caporal, même pas corse, à peine HochDeutschophone, voire tout juste autrichien, sans quelques soutiens, amis et ennemis étrange(r)s ?

L’impossible fut français, le 3 juin 1950, c’est comme ça.

Maurice Herzog et Louis Lachenal ont ensemble fait reculer une frontière sans faire couler autre sang et larmes que les leurs, qui étaient bleus en ce temps là. C’est comme ça.

Ensuite, d’autres montèrent plus haut, sur le toit du monde avec un meilleur appareil photo, d’abord, puis sur le sol lunaire, avec une caméra de télévision, en attendant mieux, toujours plus haut, plus vite, plus fort. Ce sera toujours comme ça.

Et le vent de l’Histoire effaça les marques du premier de cordée, la trace du second, et les larmes de bonheur de tous.

Les sangs bleu et rouge, et même les larmes blanches, furent vite recouvertes d’une neige immaculée attendant patiemment le retour des conquérants, là-haut.

Tout le reste, c’est de la littérature au mieux, journalisme au pire. Pas l’Histoire écrite en-bas, mais qu’on ne peut lire que là-haut. Celle qui fut quelques jours, peut-être seulement quelques heures, en juin 1950, trois ans avant que l’Everest lui-même ne soit foulé d’un premier pas humain.

Mais c’est une autre Histoire.

Ou la suite d’une l’Histoire sans fin …

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Mais bon Dieu, que l’Annapurna ressemble au Cervin !

Là-Haut

Au-dessus de toi (et par-dessus tous les toits, n’en déplaise aux Rimbaldiens aux semelles de vent ou de plomb), il y a(ura) toujours le ciel. Ce sera pour toujours comme ça.

Maurice Herzog, plus tard

Adieu, bravo, merci, Monsieur. Et à un de ces jours, mais il n’y a par d’urgence.

Renaud Favier – 15 décembre 2012 – Version anglaise

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